Mardi, 23 Mai, 2017

France : un juppéiste nommé à Matignon

La droite se divise autour du cas Edouard Philippe La droite se divise autour du cas Edouard Philippe
Manon Joubert | 17 Mai, 2017, 01:24

À 46 ans, cet élu de droite et fidèle d'Alain Juppé, dont la nomination était pressentie, devient le plus jeune chef de gouvernement depuis Laurent Fabius en 1984. Œuvrons pour la réconciliation du peuple français autour de cette idée d'une France forte. Edouard Philippe va en tout cas devoir s'imposer comme leader de campagne pour les formations qui se réclament déjà de la majorité présidentielle - d'En Marche aux Républicains ralliés, en passant par des centristes, des socialistes et la "société civile ". "Je serai derrière ce Premier ministre", s'engage ce proche de Manuel Valls, qui aspire à rallier la majorité présidentielle.

"Emmanuel Macron a clarifié l'orientation de son projet politique".

"Je suis un homme de droite ", rappelle Edouard Philippe, sur le tapis rouge de la cour d'honneur de Matignon, en regardant Bernard Cazeneuve, l'élu "de gauche " à qui il vient de succéder. Cité parmi les potentiels entrants au gouvernement, un autre proche de l'ancien ministre, le député de Seine-et-Marne Franck Riester, a également rendu hommage sur Twitter à un Premier ministre "compétent et doté d'un grand sens de l'Etat et de l'intérêt général". Ce n'est pas faire injure à Edouard Philippe que d'affirmer qu'il n'est pas le représentant et porte-parole de la droite et du centre qu'est François Baroin. Mais "je n'ai pas du tout vocation à quitter Les Républicains", expliquait le 3 mai au Figaro M. Philippe pour qui à droite, "tout le monde préfère dire +on fait la tortue jusqu'aux législatives, on a une chance de gagner+".

Le parti d'Emmanuel Macron a dévoilé dans la soirée une nouvelle liste de candidats aux législatives, totalisant désormais 511 noms, dont celui de la numéro 2 du MoDem Marielle de Sarnez. Le mouvement présidentiel n'a pour l'heure pas investi d'adversaires face à plusieurs candidats LR.

Les soutiens de M. Macron ont au contraire salué ce choix, qui permet d'"en finir avec un certain nombre de clivages idéologiques qui n'ont plus cours", selon le sénateur LR Jean Baptiste Lemoyne, rallié au nouveau président.

Député, M. Philippe avait voté contre la loi sur la transparence adoptée en 2013 dans la foulée de l'affaire Cahuzac.