Dimanche, 25 Juin, 2017

France : l'ancien PM Manuel Valls veut être candidat de la "majorité présidentielle"

Jean-Pascal Bellegarde | 11 Mai, 2017, 15:30

Fort de son passé place Beauvau, Manuel Valls n'apprécie guère les propos d'Emmanuel Macron sur la part de " responsabilité " de la France dans le " terreau " sur lequel le terrorisme a prospéré.

'Il y a aura aussi la lecture politique. Un choix qui n'a pas fait que des heureux au sein du parti mais aussi d'En Marche!

Emmanuel Macron à la Pyramide du Louvre à Paris, le 7 mai 2017. "La République en marche investira une ou un candidat dans chacune des 577 circonscriptions de notre pays et des Français de l'étranger".

Devant les portes du siège du Parti socialiste, Olivier Faure, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, a refusé de trancher quant à une éventuelle exclusion de Manuel Valls.

L'aile droite veut comme Manuel Valls un rapprochement avec le président élu.

"Des partis qui n'ont pas été au second tour de l'élection présidentielle voudraient exclure des anciens ministres, des anciens Premiers ministres?" Mais la décision de leur chef de file risque d'en entraîner d'autres, soit dans les heures qui viennent, avant la clôture des candidatures, soit après les élections, au moment de se positionner par rapport à la majorité présidentielle.

Lundi, M. Macron doit par ailleurs démissionner de la présidence d'En Marche!, qui doit tenir dans l'après-midi son "conseil d'administration", et pourrait changer pour introduire la notion de République. "Oui, a-t-il souligné. Aujourd'hui, l'essentiel c'est de donner une majorité large et cohérente (...) à Emmanuel Macron pour qu'il puisse gouverner".

J'invite tous les députés sortants, les progressistes, ceux qui ont appelé à voter pour Emmanuel Macron... "Je souhaite m'inscrire dans ce mouvement "La République en marche", a-t-il poursuivi. Ca n'a aucun sens", a-t-il affirmé, mentionnant également les menaces d'expulsion du côté du parti Les Républicains.

Au sujet de la tentative de ralliement de Manuel Valls, Nicolas Tenzer rappelle que la stratégie d'Emmanuel Macron était de proposer de nouvelles têtes, "un besoin fortement ressenti par une grande partie de la population", "et si l'on voit trop de figures de droite ou de gauche arriver sur la base d'un ralliement de dernière minute, pas très sincère, l'exemplarité même de la démarche d'En Marche! se trouverait très largement compromise".

Si François Baroin, qui conduira la campagne législative, a répété que tout membre LR qui rejoindrait le camp Macron se placerait "en dehors" du mouvement, certains envisagent de collaborer avec le président élu. Il a besoin d'une majorité pour pouvoir faire les réformes envisagées dans son programme électoral.