Jeudi, 17 Août, 2017

France: la droite s'effrite

Paris le 1er mars 2017. Bernard Accoyer secrétaire général des Républicains Paris le 1er mars 2017. Bernard Accoyer secrétaire général des Républicains
Napoleon Lievremont | 17 Mai, 2017, 01:28

Dans le sillon ouvert par Edouard Philippe, d'autres prises devraient suivre chez LR, tel l'ancien ministre et candidat à la primaire de la droite Bruno Le Maire, qui se verrait bien au Quai d'Orsay ou à la Défense.

La nomination de M. Philippe a suscité une pluie de réactions dans la classe politique française, chamboulée après une présidentielle marquée par le score historique de l'extrême droite et l'élimination tout aussi historique des candidats de la droite et de la gauche socialiste dès le premier tour. Si, de l'avis général, l'état de grâce qui suit une élection à la présidence n'existe plus, plus que jamais les cent premiers jours d'Emmanuel Macron seront décisifs et ses résultats passés à la loupe.

Une quinzaine de ministres.

Il n'est pas complètement absurde que le Premier ministre qui va diriger le gouvernement de la France soit issu d'une des plus grandes écoles de la République!

Marine Le Pen (extrême droite), battue à la présidentielle par M. Macron, a quant à elle raillé "l'alliance sacrée des vieilles droite et gauche, unies dans leur volonté de (.) poursuivre les mêmes politiques d'austérité, de soumission à Bruxelles, d'immigration massive et de laxisme".

Son nom était l'un de ceux les plus cités parmi les favoris pour le poste de Premier ministre. En clair, il n'y aura pas de place pour tout le monde. Mais avec aussi des personnalités expérimentées pour former un alliage paritaire hommes-femmes, dans la perspective des législatives de juin. Il y arrive pour le moment (quasi) parfaitement dans les nominations pour les élections législatives puisque sur 511 candidats investis, 255 sont des femmes et 256 sont des hommes. "Regardons ce que représente la nomination d'Edouard Philippe et arrêtons l'opposition systématique".

"Il a demandé un poste régalien", selon une source.

La composition du nouveau gouvernement, annoncée aujourd'hui, sera un autre test pour M. Macron, élu sur la promesse de dépasser le clivage traditionnel droite-gauche. "Celui qui devient le plus jeune chef de gouvernement depuis le socialiste Laurent Fabius en 1984, dit aborder ses nouvelles fonctions avec un esprit à la fois " violemment modéré " et " terriblement conquérant ". Il évoquait alors un tiers de membres sans carrière politique. "On déclare dès le début quels sont les intérêts en jeu, on le rend public et on se lie les mains sur certains dossiers", expliquait-il, sous-entendant qu'un ministre pourrait 'ne pas avoir à connaître certains dossiers qui ont constitué sa vie passée ou ses intérêts". Mais pour être contre avec efficacité, il faut des élus en nombre au Parlement et il aura du mal... "J'imposerai le renouveau dans la méthode, dans les pratiques, dans l'équipe gouvernementale".

Dans ce message publié sur sa page Facebook, Chatel, actuellement président du conseil national de son parti, affirme qu'il "respecte " le choix du député-maire LR du Havre mais "le conteste ". Alors que de nombreux noms circulaient dans les couloirs - Christine Lagarde, Édouard Philippe, ou encore Anne-Marie Idrac, Nathalie Kosciusko-Morizet, Alain Juppé, Jean Yves Le Drian, Gérard Collomb, mais aussi François Bayrou -, nombreux sont les observateurs politiques qui pensaient qu'E.