Vendredi, 21 Septembre, 2018

Fonction publique: la suppression d'effectifs, un "point de rupture" pour la CGT

Le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin à Paris le 23 mai 2017 Le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin à Paris le 23 mai
Napoleon Lievremont | 24 Mai, 2017, 04:59

Le nouveau ministre de l'Action et des Comptes publics, nommé par Emmanuel Macron s'entretiendra dès ce mardi 23 mai avec les syndicats des fonctionnaires, dont il devra écouter les inquiétudes, Emmanuel Macron ayant promis pendant sa campagne présidentielle de supprimer 120.000 postes dans la fonction publique. "Ce qui est intéressant, c'est savoir pourquoi faire, comment moderniser le service public?"

Si cette baisse d'effectifs est maintenue, ce sera un "point de rupture" a prévenu la CGT tandis que, pour la CFDT, toute "modernisation" de la fonction publique passe "d'abord par une réflexion sur les missions", ont indiqué à l'AFP les deux syndicats à l'issue de leurs rencontres.

Pour Bernadette Groison (FSU) "le ministre a redonné sans surprise la feuille de route d'Emmanuel Macron. On ne va pas supprimer des fonctionnaires, mais des postes de fonctionnaires".

"S'il n'est pas opposé par principe à une telle réduction, " la question principale, dit-il, est de déterminer le périmètre du service public", et d'en laisser " la responsabilité aux élus locaux " dont " l'État doit faciliter la tâche ".

"Un certain nombre de clignotants sont au rouge". Le ministre de l'Action et des Comptes publicsreçoit de son côté les centrales de fonctionnaires, avec son directeur de cabinet, Jérôme Fournel. "Comment je peux, au sein de ce gouvernement, dire quels sont pour moi les manques, quelles sont pour moi les orientations sur lesquelles on peut débattre." .

FO espère encore un "secrétariat d'Etat" car "une vision purement comptable de la fonction publique serait catastrophique".

Gérald Darmanin n'a eu de cesse depuis sa nomination mercredi dernier de tenter de rassurer les fonctionnaires, ceux "qui font vivre la République", qu'il décrit comme "l'ossature de la République".

"Ça aurait été faire preuve d'un vrai réformisme que de la rattacher au ministère du Travail parce qu'on a, dans la fonction publique, de vrais sujets en matière de dialogue social, de management, d'organisation, qui sont au moins aussi importants que les questions du statut", a-t-il ajouté.

Selon elle, le ministre a également "convenu d'engager les travaux d'un agenda social avec l'ensemble des organisations syndicales". C'est la CGT, premier syndicat représentatif chez les fonctionnaires, qui ouvrira la série de rencontres bilatérales dès 9 heures, selon son porte-parole, Jean-Marc Canon.

Suivront la CFDT (2e) à 11H00, puis FO (3e) à 14H00 ainsi que la FSU (5e mais premier chez les enseignants) à 15H30, a-t-on appris auprès de leurs représentants.