Samedi, 18 Novembre, 2017

FN et Debout la France "concurrents et partenaires" face à Macron

Napoleon Lievremont | 17 Mai, 2017, 01:09

Concernant les législatives et le divorce évoqué ce week-end entre le Front national et Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan a confirmé qu'il n'y avait pas "d'accord d'appareils" mais que des arbitrages auront lieu, si besoin, pour barrer la route à la République En Marche.

Samedi, Debout la France avait annoncé qu'il avait investi des candidats aux législatives "dans la quasi-totalité des circonscriptions", y compris face au FN, en précisant: "Comme cela a toujours été prévu".

" Un grand nombre de personnes ont quitté le mouvement, explique Cyril Palayret, secrétaire départemental adjoint et lui-même candidat investi dans la 4ème circonscription de la Haute-Garonne".

Plus tôt dans la journée, Nicolas Dupont-Aignan avait annoncé sa candidature sur le plateau de RMC/BFM TV "Je n'abandonnerai jamais mes électeurs même si le combat est difficile", avait-il déclaré, ajoutant que son parti, Debout la France, présentera des candidats "partout en France". "De son côté, DLF sera également présent dans de nombreuses circonscriptions ce qui n'empêchera pas l'unité au second tour, comme ce fut le cas à la présidentielle", ont été prévenus les responsables du parti.

Le patron de l'administration frontiste a dévoilé une liste de 556 candidats d'ores et déjà investis, tandis que les 21 restants le seront "dans le courant de la semaine".

"Je préfère rester libre, présenter des candidats partout en France au premier tour, car je suis convaincu, et mon parti aussi, qu'à partir du moment où les dirigeants des Républicains rejoignent Macron d'une manière ou d'une autre, le Front national ne peut pas avoir le monopole de l'opposition", a-t-il expliqué.

M. Bay espère rallier au FN les électeurs "orphelins de la droite", "fracturée" selon lui après l'accession du député-maire LR du Havre Edouard Philippe à Matignon.