Mardi, 26 Septembre, 2017

En Syrie, les violences diminuent après l'accord Russie - Iran - Turquie

Syrie les rebelles suspendent leur participation aux pourparlers d'Astana En Syrie, les violences diminuent après l'accord Russie - Iran - Turquie
Manon Joubert | 11 Mai, 2017, 15:29

Le ministère russe de la Défense a indiqué que la plus grande zone de sécurité allait couvrir la totalité de la province d'Idlib, entièrement aux mains des rebelles, ainsi que des secteurs adjacents des provinces de Lattaquié, Alep et Hama abritant en tout plus d'un million d'habitants.

Le document stipule que la Turquie, l'Iran et la Russie seront les garants de l'accord et qu'ils s'engagent à créer 'un groupe de travail commun' dans les cinq jours suivant la signature du document par les protagonistes.

Cette annonce intervient dès le début des négociations dans la capitale kazakhe sous l'égide des "parrains" russe et iranien du régime du président Bachar al-Assad, et du "parrain" turc des rebelles, en présence de l'émissaire de l'ONU sur la Syrie, Staffan de Mistura.

Le texte du mémorandum sur les zones de désescalade en Syrie, conclu à l'issue des négations d'Astana (Kazakhstan), a été rendu public ce samedi.

L'accord sur la sécurité aérienne a été signé en octobre 2015, alors que l'armée de l'air russe avait commencé à bombarder des objectifs en Syrie en soutien au régime de Damas.

Selon un haut responsable de l'état-major russe, 2,67 millions de civils et 41.500 rebelles sont concernés par l'accord.

Les "zones de désescalade" seront créées pour une durée de six mois, pouvant être prolongée par consensus des trois garants.

Dans les "zones de désescalade", les forces gouvernementales et les groupes armés de l'opposition, qui sont partie prenante ou rejoindront le cessez-le-feu initié par la Russie et la Turquie le 30 décembre 2016, devront cesser d'utiliser tous les types d'armes, y compris l'aviation.

Le plan prévoit entre autres l'arrêt des combats des bombardements aériens ainsi que qu'un accès humanitaire dans quatre zones disputées de Syrie: principalement dans les provinces d'Idleb, Homs, la Ghouta orientale, Deraa et Qouneitra.

Le mémorandum signé par les trois pays prévoit également une amélioration de la situation humanitaire, ainsi que la création des "conditions pour faire avancer le processus politique". D'autant que Moscou a annoncé vendredi que les avions de la coalition internationale menée par les Etats-Unis pour combattre l'organisation Etat islamique (EI) ne pourront pas opérer au sein des " zones de désescalade ".

Dans le même temps, les garants devront séparer les groupes armés de l'opposition des "groupes terroristes" qui sont, selon le document, Daech, "le Front al-Nosra " et les groupes qui leur sont affiliés. Mais, si les jihadistes de l'EI n'ont aucune relation avec les rebelles qu'ils combattent âprement, les seconds forment souvent des alliances avec l'opposition armée dans plusieurs régions face au régime. Damas a déclaré soutenir l'initiative.

L'accord d'Astana sur la création de zones de " désescalade " en Syrie a permis de réduire les violences même si des combats ont été signalés samedi dans les provinces de Hama, Damas et Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.