Samedi, 22 Juillet, 2017

Des salariés de GM&S Industry affirment avoir "piégé " leur usine — Creuse

Des salariés de l'usine GM&S manifestent à Paris le 19 avril dernier Des salariés de l'usine GM&S manifestent à Paris le 19 avril dernier. | AFP
Napoleon Lievremont | 12 Mai, 2017, 10:13

Ce jeudi, des salariés de GM&S Industry à La Souterraine, dans la Creuse, menacent de faire sauter le site de leur usine, s'ils n'obtiennent pas de réponses à leurs réclamations, rapporte France 3.

"Vincent Labrousse, délégué CGT de l'entreprise a déclaré qu'ils refusent " d'être baladés une minute de plus", que cela fait six mois qu'ils se battent".

Ce jeudi matin, des salariés du site de l'équipementier automobile GM&S Industry dans la Creuse, actuellement menacé de liquidation judiciaire, ont commencé à détruire une presse en la découpant en deux avec un chalumeau. Mercredi, les représentants des 279 salariés avaient annoncé "l'échec des négociations qui nous entraîne à la liquidation". Ils y ont installé des bonbonnes de gaz de bidons d'essence. Ces volumes étant les seuls à pouvoir définir les conditions de reprise susceptibles d'être proposées, notamment par l'éventuel repreneur GMD (premier sous-traitant français de l'emboutissage) qui, à plusieurs occasions, a montré son intérêt pour le site industriel creusois. "Si tel devait être le cas, l'usine ne sera pas rendue intacte!", a-t-il menacé. Les salariés demandent une rencontre avec Renault, PSA et Emmanuel Macron face au risque de liquidation judiciaire lors de l'audience programmée le 23 mai par le tribunal de commerce de Poitiers (Vienne). "Je rappelle que depuis mon arrivée, les syndicats et les salariés (...) ont renoncé à bloquer le site, ils ont accepté le principe d'un plan de licenciement, ils ont même accepté de dépanner de manière urgente Renault sur des pièces défectueuses sous-traitées ailleurs..." "Entre 2011 et 2016, le chiffre d'affaires de GM&S a été divisé par deux, quand PSA maintenait un niveau d'activité", s'est défendu un porte-parole du groupe PSA, estimant qu'une solution passait par un retour de "ceux qui ont abandonné GM&S " pour désigner, sans le citer, son concurrent, Renault. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.