Dimanche, 25 Juin, 2017

Boudjellal, Augier, Pupponi... les premiers couacs du camp Macron — Législatives

Emmanuel Macron alors candidat à l'élection présidentielle avec Mourad Boudjellal et leurs épouses respectives le 18 février 2017 à Toulon Législatives. Boudjellal (RC Toulon), ou le premier couac d'En Marche!
Manon Joubert | 12 Mai, 2017, 10:38

Avec des candidats qui ne voulaient pas l'être, un autre condamné.et un autre avec une position bien éloignée de celle du nouveau Président sur un sujet sensible. A son sujet, la REM! a reconnu une erreur, "un mauvais copier-coller" dans les listings.

Mourad Boudjellal a été investi ce jeudi après-midi par La République en marche pour les prochaines législatives de juin.

En dévoilant les noms des 428 premiers candidats pro-Emmanuel Macron aux élections législatives, le mouvement n'a pas pu s'épargner quelques couacs. Ce qui n'a pas empêché le député Modem de la Réunion Thierry Robert d'être investi par le mouvement macroniste. S'il remplit plusieurs des critères édictés par La République en marche en vue des législatives, l'élu ultramarin en viole un primordial: l'obligation de disposer d'un casier judiciaire vierge.

Interrogé par L'Express, La République en marche assure qu'il "s'agit d'une erreur" et qu'un rectificatif sera publié "rapidement", sans le nom de l'élu condamné.

Député sortant du Pas-de-Calais, le radical de gauche Stéphane Saint-André a été, lui aussi, investi par erreur, dans la 9e circonscription du département. Ce que ce dernier a refusé dans la foulée dans un message posté sur sa page Facebook. Un projet que Stéphane Saint-André défend.

"Je suis un homme libre, passionné et j'apporterai mon soutien à la future majorité présidentielle lorsque les textes proposés iront dans l'intérêt de mes concitoyens et lorsqu'ils seront conformes à mes convictions", poursuit-il.

François Pupponi, actuel député-maire PS de Sarcelles, a également démenti dans un communiqué transmis à l'AFP avoir été investi par En Marche!. En outre, ce proche de Dominique Strauss-Kahn a déjà été investi par le Parti socialiste. "La seule investiture que j'ai demandé, c'est l'investiture socialiste", a-t-il répondu à FranceInfo. Et de glisser: "Peut-être qu'ils voulaient dire que je n'aurai pas de candidat face à moi". En cause: des candidatures tardives, à l'image de l'emblématique cas de l'ancien Premier ministre Manuel Valls.