Четверг, 21 Июня, 2018

Au moins 80 lycéennes nigériennes ont été libérées de Boko Haram

Quelque 270 lycéennes avaient été enlevées en 2014 Quelque 270 lycéennes avaient été enlevées en 2014
Manon Joubert | 08 Мая, 2017, 00:48

Dans le nord du Nigeria, 82 jeunes filles nigérianes ont retrouvé leur liberté le 6 mai.

En avril 2014, plus de 200 lycéennes du collège de Chibok au Nigeria étaient enlevées dans leur établissement par Boko Haram.

Le 14 avril 2014, quelque 270 lycéennes avaient été enlevées par la secte djihadiste dans une école de Chibok. Depuis elles auraient été converties de force à l'Islam et mariées à leurs geôliers.Elles ont été libérées dans une zone de brousse tout près de la frontière camerounaise. Le sort des jeunes filles provoque dès lors une mobilisation planétaire, avec comme slogan "Bring Back Our Girls!".

"Bienvenue à nos filles, nos soeurs".

"Aujourd'hui, 82 nouvelles filles de Chibok ont été libérées (.) en échange de membres présumés de Boko Haram détenus par les autorités", a déclaré la présidence nigériane sur Twitter.

'Des véhicules sont allés les chercher dans une forêt sans escorte militaire, et les ont ramenées à Banki à 17h30. Au mois d'octobre 2016, 21 lycéennes avaient été libérées, là aussi avec l'aide de la Croix-Rouge et du gouvernement suisse. Les terroristes utilisent le kidnapping de masse comme moyen de recrutement.

C'est dans une vive émotion avec la présence des parents des jeunes filles que s'est tenue la rencontre avec le président nigérian.

Cinquante-sept d'entre elles avaient réussi à s'échapper dans les heures suivant leur enlèvement par le groupe, dont le nom "Boko Haram" signifie "l'éducation occidentale est un péché" en langue haoussa et qui a pour objectif la création d'un Etat islamique indépendant. Mais la tâche est rude.

Mais l'accès au nord-est du pays, immense territoire aux confins du Tchad, du Cameroun et du Niger, reste extrêmement difficile: si Boko Haram ne contrôle plus de vastes territoires, les attaques et les enlèvements y restent quotidiens.

Les jeunes filles sont devenues une arme de négociation dans le conflit entre le gouvernement nigérian et Boko Haram, notamment à cause de la politisation et de la médiatisation internationale qui ont entouré leur enlèvement.