Lundi, 23 Janvier, 2017

Leclerc dit non — Travail dominical

Le PDG du groupement de distributeurs indépendants E. Leclerc Michel Edouard Leclerc à Paris le 25 mai 2016 Le PDG du groupement de distributeurs indépendants E. Leclerc Michel Edouard Leclerc à Paris le 25 mai
Napoleon Lievremont | 12 Janvier, 2017, 09:23

"Michel-Edouard Leclerc a rappelé qu'Emmanuel Macron a promis, s'il est élu de ne dérembourser aucune des prestations santé telles que les lunettes, les prothèses dentaires et auditives". Le dimanche, c'est sacré. La question divise. Cette mesure peut être pratique pour les consommateurs, contraignante pour les commerçants ou encore représenter un petit plus financier pour les salariés volontaires. Carrefour n'exclut pas de suivre cette tendance et aimerait même obtenir une autorisation rapidement. Invité de BFMTV et RMC ce mardi, Michel-Edouard Leclerc, le patron de l'enseigne, s'est montré très clair: "La réponse est non".

L'ouverture dominicale des magasins serait synonyme, d'après lui, d'une augmentation des marges: "Il n'y a pas assez de gâteau pour nourrir tous ces magasins ouverts le dimanche, avec des salaires surpayés. Il y a une sorte d'irréalisme, de naïveté ".

Dans les faits, les raisons de cette décision sont également économiques, car l'ouverture des magasins Leclerc le dimanche risquerait d'entraîner des coûts importants. "Nos salariés ont le droit non seulement d'avoir un jour de repos mais un jour de repos en famille", a-t-il justifié. Et figurez-vous que nous, les patrons, ça nous plait aussi. "Il y aurait bien certains centres Leclerc, dans certaines zones, qui aimeraient pouvoir ouvrir, mais globalement on a décidé que non". "On n'a pas la volonté d'ouvrir tous les hypermarchés, tous les dimanches matin, cela dépendra de l'environnement et de la demande des clients", a déclaré à l'AFP une porte-parole de Carrefour la semaine dernière.

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